...Prøhibited Bøøk...

Pourquoi tant de cinéma?


Une... Obsession... J'aime pas quand rien ne m'arrive. Juste l'impression que tout fuit... Comme de l'eau entre mes doigts...


Puis chercher un intérêt, le moindre intérêt... Je souffre d'une maladie universelle, communément appelée "ennui"... Je dois être en train de grandir. J'ai pas envie.


Grandir sans le moindre but, sans le moindre sourire à l'horizon... J'arrive même plus à écrire. C'est pathétique...


Faire semblant. Pourquoi tant de cinéma?

Je sais pas pourquoi cette impression maintenant que j'en suis sûre... C'est étrange à quel point les choses devenues inatteignables peuvent prendre de l'importance... Un caprice. C'est tout.

 

Puis un petit souvenir ressurgi de l'ombre... Ce soir d'été, chez Lui... Hmmm je manque de douceur je crois...

S'abandonner juste une minute... Ca va mieux.


 


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She løves the wind...

le 20/02/2007 à 17h21

J'ai soudain pris comme l'envie de m'attarder sur un de ces nuages de souvenirs... Dans ma solitude, je pense. Je n'arrive à rien d'autre, si ce n'est rêver l'impossible...


Et évidemment, Il fait partie de ces souvenirs... Marchant, seule, dans ce semblant de printemps, repenser au temps où je prenais cette route en voiture, Sa voiture... Puis ce souvenir d'été, survenu sans trop savoir pourquoi, sans raison apparante... Et ce vin... Ces "au-revoir" difficiles... Un rêve atteint, dans son aspect éphémère...


... Même sous ce soleil sorti d'un semblant de printemps, au fond de mes yeux il pleut encore. Esquisser un semblant de sourire, semblable à ce beau temps hors de saison... Dans mon coeur, c'est toujours l'hivers.


Je n'ai plus personne à attendre les cheveux dans le vent froid, les yeux brillants d'impatience, les joues rougies par le froid et la neige... J'ai froid, et je ne peux qu'imaginer cette source de chaleur, si seulement sienne... Il est toujours dans mon coeur, à me hanter continuellement...


Prendre conscience que tout change, que le temps est loin d'être un ami... Puis comprendre et respecter ce choix, Son choix, celui-là même que j'ai fait pour Lui, il y a déjà quelque temps...


 


... Partir, loin de tout ça. Partir avec le vent, espérant qu'enfin il balaye ces feuilles mortes...


 


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Questiøn sans répønses...

le 05/03/2007 à 17h23

Qu'on ne vienne pas me parler de destin car, honnêtement, le fallait-il vraiment...? La revoir, si pâle de sa nuit sans sommeil, me tomber dans les bras et me mettre au courant... Ne pas entendre le deuxième nom et tirer un nouveau trait sur ma fierté... Juste pour savoir si, dans ce week-end si mal tourné, le deuxième hospitalisé ne serait pas Lui... Reconnaître son importance qu'il a encore, prier en silence et serrer ce collier entre mes doigts, le coeur comme arraché...


Enfin cette vibration, son nom qui s'affiche, un pincement au coeur, comme à chaque souvenir, à chaque chose, à chaque endroit ayant été témoin de nous... Lui a été préservé, mais pourquoi fallait-il que ce soit eux...


S'efforcer devant les autres à rester gaie, comme si rien ne s'était passé... Ecouter comme à l'accoutumée ses plaintes futiles, ou plutôt les ignorer... Faire semblant, tenter de regarder les autres puis détourner les yeux, essayer d'ignorer la pluie qu'ils ne sentent pas... Qu'ils ne devinent pas que je suis trempée sous leurs soleils radieux... De toute façon, ils ne voient plus.


 


Enfin seule, pousser la douleur à son paroxysme, noyée dans ces souvenirs, d'un pincement mesquin m'empêchant d'oublier, je finis le coeur dans un étau... Puis finalement chercher la facilité, me noyant dans ce verre à la recherche d'une réponse qui ne vient pas... Puis pourquoi y aller, ces couloirs immaculés sont muets...


 


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Sans titre...

le 15/03/2007 à 18h46

Ce temps qui passe, on ne se rend pas compte, et pourtant... Ce qu'on voyait si loin auparavant s'offre finalement à nous...


Petits, on ne demande qu'à grandir, puis l'on s'apperçois au fil du temps que l'on ne veut plus vieillir... On le regrette, ce temps où les futilités avaient une importance considérable...


On finit toujours par mépriser ces futilités qui nous ont fait grandir... Pourtant, elles nous préservaient de bien des choses...


 


Penser à ce futur proche, cette plage, ce vent, cette langue qui m'a bercée... Au bonheur de regarder au-delà, vers ces montagnes, ces mêmes montagnes que j'ai reniées cet été, le bonheur m'étant déjà procuré par Lui...


L'amour s'envole, la terre, elle, ne part jamais... Ma plénitude m'attend là-bas... La seule chose que je n'aime pas n'importe comment...


Mais quelque part, ce n'est pas suffisant... J'ai besoin de cette passion obsessionnelle qui ronge l'esprit... De frustration, j'imagine ses bras, seule dans le noir, puis je m'efforce de chasser cette image de mon esprit... Cette sensation irrationnelle...


... Mais tellement rassurante! Comme ce pull dans lequel je m'endormais, pour me faire croire qu'il était encore là... C'est tellement pathétique d'aimer! Mais ce bonheur si unique, pourquoi s'en priver...


 


Ce temps qui passe, on ne se rend pas compte, mais pourtant... Ce que l'on croyait impossible est finalement arrivé, quelques mois déjà qu'il m'a quittée... Mais je le redis, par fierté : au moins j'aurais aimé.


 


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Frissøns le løng du døs...

le 16/03/2007 à 20h59

Voyages à caractère plutôt immoral, au pays des souvenirs... A chercher des traces, des messages, des photos, et même son parfum... Comme aux premiers mois... Espérer qu'Il revienne, bien que consciente que je ne l'accepterais pas...


Admiration feinte d'une déchéance profonde... Je redeviens cette passagère sans nom ni destination... Effacée, enfermée dans le wagon des Oubliés... N'attendant que la nuit pour pouvoir enfin rêver... se dire d'avoir quelque chose à espérer, quelqu'un à qui parler, à attendre dans le noir...


Retrouver ces sensations perdues...


On pourra me dire que j'ai le temps, mais en attendant? Les parapluies ne se vendent pas au niveau psychique... Et on aurait tort de croire que les amis sont là, quand on a aimé, ils ne suffisent pas... Pour autant que ce soit des amis...


Je me rppelle de nous cet été, en ce jour d'hiver... Tellement de bonheur, que j'aimerais retrouver... J'ai beau regarder autour, l'horizon glacé ne m'offre que des visions fantomatiques de son corps...


Mais si seulement j'avais pu atteindre ton âme... Savoir ce quelque chose dont j'ai manqué...


J'erre sans but, me raccrochant à des non-importances qui n'ont pas le moindre intérêt... Jouant avec ma vie, pour me faire croire que je la maîtrise encore...


Même mes yeux ne sont plus le reflet de mon âme... Je me sens si... Froide... Mais surtout si fausse...! A rire avec eux quand je voudrais pleurer sur leurs épaules...


 


... Et l'angoisse, atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.


 


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Un rien...

le 24/03/2007 à 16h37
Ca sonne à la porte. Un colissimo pour Mademoiselle C. Un signature, merci, bonne journée.

Il pèse lourd entre mes mains. Précautionneusement, j'ouvre le petit carton en premier. Une carte mémoire. Au tour du gros, mon coeur commence à battre. J'en extirpe d'abord des cables, une batterie, un chargeur. Dernière boîte, les mains à la limite de trembler, mes yeux équarquillés ; Je sort d'abord l'objectif. 18 - 55. Puis enfin je le sort... Il doit peser ses 500 grammes. Il est froid. Il est noir. Je le tiens enfin entre mes mains...

Reflex numérique, Nikon D50. Une notice d'un centimètre d'épaisseur, tout en français. Je fixe la lanière, j'insère la carte mémoire et la batterie. Je fixe l'objectif, j'allume, je vise. Je règle manuellement, comme avec le vieil argentique de mon père dont je ne me suis pas servi depuis des années...

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Souvenirs et marques d'une profonde déchéance passée, pas encore cicatrisée, c'est vrai, mais passée, cette fois je pense... Je devrais bientôt être éclairée sur ce point. Demain...


J'ai enfin trouvé un refuge face à cette pluie, et finalement j'ai su conserver quelque chose de mon ancienne grandeur... Il faudrait croire... Alors que les gouttes me transperçaient comme des lames de rasoirs...


Juste conserver, je n'ai pas dit retrouver... J'en saurais plus, demain...


L'ombre d'une parcelle d'obsession passe dans mes yeux... Ca devrait me passer, je pense... Je doute qu'elle soit justifiée... Qui sait.


Au moins mon esprit s'occupe de futilités qui ne sont pas liées à notre ancien Nous dont, à vrai dire, je n'ai plus envie de parler... Nous...


La distance qui Nous sépare s'en va seule dans la rue, tes traits deviennent flous et comme ta silhouette vont finir par disparaître... Je me retourne, une énième fois, je sais, mais cette énième fois résonne comme un adieu... Je sais qu'ailleurs d'autres lumières brillent, et que peut-être j'en trouverais une qui ne fuira pas à mon approche...


Les choses se remettent peu à peu en place... Je n'ai plus près du coeur qu'une blessure élégante, et je peux regarder la mer effacer sur le sable nos pas, pas d'amants désunis...


J'admire l'ailleurs où tu ne te trouves pas. Et je me remets à marcher pour moi-même... Me réfugiant dans la satisfaction de ses pensées qui ne te concernent pas.


Et peut-être que demain...


 


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